Art & Culture

Chaque année, le Longines Global Champions Tour - Longines Paris Eiffel Jumping fait appel à un artiste afin de créer les affiches de son événement, toutes plus originales les unes que les autres!

Une affiche où nature et cheval rime

 

Une fois de plus, le LGCT-LPEJ a souhaité faire appel à un artiste français pour réaliser son affiche. Cette année Virginie Coupérie-Eiffel est partie dans le Sud-Ouest à la rencontre de Marion Bartherotte pour créer un visuel épuré qui mette en avant la terre et la biodiversité.

 

Originaire du Cap Ferret, Marion Bartherotte a toujours aimé dessiner. Inspirée par les pins parasols et les yuccas qui découpent la mer face à sa chambre, et par des photos d’Afrique de son père, elle est très vite tentée par la peinture. A 17 ans, elle part suivre des cours de dessins et de théâtre au conservatoire à Paris. Elle multiplie les petits boulots, joue dans des films, travaille pour un journal satirique, et voyage. Après quelques années aux Etats-Unis, en Guadeloupe et avoir mis au monde deux filles, elle revient vers le bassin d’Arcachon et se consacre alors uniquement à la peinture. C’est de là qu’elle crée cette magnifique affiche mettant en exergue le Cheval et la Terre.

 

Quelle est votre relation au cheval ?

 

J’ai mon galop 7 et j'ai fait du CSO à l’adolescence. Le fait de connaître les chevaux m’a beaucoup aidé pour créer l’affiche 2020. Il est extrêmement difficile de dessiner un cheval, c'est un animal que je ne veux pas rater tant j’apprécie sa beauté. C'est un animal sublime ! Savez-vous qu'en Mongolie, les cavaliers considèrent leurs chevaux comme faisant partie de leurs âmes ?

 

Le LGCT-LPEJ est sensible à l’écologie et s’emploie à mettre en place des actions écoresponsables au cœur de l’événement. 

De votre côté, quelle est votre relation à l’écologie et à la biodiversité ?

 

J'ai grandi au bord de la mer et mon père hurlait quand il voyait des plastiques sur la plage. Il disait que c'était le cancer de la planète. A l’âge de 4 ans, il nous faisait ramasser chaque déchet sur la plage avec mes frères et sœurs. Quand on aime la nature on la respecte, et pour cela il faut prendre le temps de la regarder. 

 

Nous avons vécu un incroyable épisode de confinement qui aura permis de se reconnecter avec la nature. Cela a été l'occasion de redécouvrir l’essentiel. J'ai vu mon jardin autrement. J'ai vu ce qu'il y avait à faire, pour l'aider à pousser, à grandir, à être heureux. En ville, nous perdons cette connexion avec la nature, et la soif d'écologie devient capitale. Vivre au milieu des éléments aide à garder une certaine humilité. 

Aujourd'hui avec le temps je respecte beaucoup plus ma nature, la place qu'on m'a donné et la nature de chaque être vivant. Tout le monde a sa place à condition que chacun prenne conscience de celle à laisser aux autres. On a donné une bonne respiration à la planète. Pour moi, l'homme qui est vraiment aux manettes, c'est celui qui regarde la nature, celui qui dialogue avec elle, mais qui ne se subordonne pas.

 

Comment avez-vous travaillé cette affiche et quelles ont été vos intentions ?

 

J’ai eu une très grande liberté d’expression. Virginie Coupérie-Eiffel m’a totalement fait confiance et je l’en remercie car cela m’a permis d’y mettre tout mon cœur. Je voulais que cette affiche soit belle, dynamique et simple. Comme à mon habitude j’ai utilisé l’aquarelle et comme nous sommes dans l'année de la biodiversité, j'ai eu l'idée d'une planète que je voulais avec le minimum de traces de l'Homme. C'était encore une fois cette idée de place pour que chaque espèce puisse garder son espace vital. Vue du ciel la terre est bleue, cela me rassure, et puis il y a un clin d'oeil au Petit Prince de Saint- Exupery. Je l’ai réalisé avant le coronavirus et aujourd’hui je trouve qu’elle était prémonitoire :  les trois quarts de la planète sont confinés sur mon affiche ! Enfin, il y a le lieu où se déroule le LGCT-LPEJ, qui est magique et inspirant. Une verticale dans une peinture fait toujours du bien.